La menace
Les signatures utilisées aujourd'hui par Bitcoin, Ethereum et la plupart des sites web (courbes elliptiques, RSA) reposent sur des problèmes mathématiques qu'un ordinateur ordinaire met des milliards d'années à résoudre. Un ordinateur quantique assez puissant pourrait les résoudre en quelques heures grâce à l'algorithme de Shor (1994). Il n'en existe pas encore, mais les experts recommandent de s'y préparer dès maintenant, car changer de signature dans un système mondial prend des années.
La réponse : de nouvelles normes
En août 2024, l'agence américaine des normes (NIST) a publié trois normes conçues pour résister aux ordinateurs quantiques :
| FIPS 203 — ML-KEM | se mettre d'accord sur une clé secrète (réseaux euclidiens) |
|---|---|
| FIPS 204 — ML-DSA | signatures numériques (réseaux euclidiens) |
| FIPS 205 — SLH-DSA | signatures construites uniquement avec des fonctions de hachage |
En France, l'ANSSI recommande de ne pas tout parier sur une seule famille mathématique, et considère SLH-DSA comme un choix prudent.
Ce que fait NumFranc
ML-DSA-87 pour chaque paiement
Le niveau le plus élevé de la norme (niveau 5), dès le premier bloc : aucune migration à prévoir.
SLH-DSA pour chaque version
Les versions du logiciel sont signées avec une autre famille mathématique, basée sur le hachage.
SHA3-512 partout
Les empreintes de 512 bits gardent environ 256 bits de sécurité même face à un ordinateur quantique (algorithme de Grover).
Portefeuille chiffré deux fois
AES-256 puis XChaCha20, avec deux clés de 256 bits indépendantes dérivées par Argon2id.
Le prix à payer
Les signatures post-quantiques sont plus grandes (environ 4,6 Ko pour ML-DSA-87, contre 64 octets pour Bitcoin). Les transactions de NumFranc sont donc plus lourdes : c'est le choix assumé de la sécurité à long terme.
NumFranc a l’ambition de devenir une infrastructure de paiement post-quantique de référence, utilisée par les particuliers comme par les entreprises. Logiciel libre en développement : aucune vente de NFR, aucune promesse de valeur.